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La solitude des professeurs est infinie
Livre
Edité par Editions Gallimard. Paris - 2026
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un Tennis-Club à Deuilla-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté.
Mais Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d’un cours réussi.
Avec une écriture somptueuse, qui atteint l’équilibre entre réalité politique et mystère existentiel, Yannick Haenel nous offre un grand roman sur la condition des enseignants.
"Le sujet de ce roman est de société, la langue, de la poésie, sublime. Sombre mais qui finit dans un éclat de vie." ELLE
"Un grand roman à la gloire de la transmission, de la beauté, un antidote contre le découragement et le spleen de la rentrée." La Grande Libraire
"Ce roman n’est ni un cri d’alerte ni un manifeste. Juste l’histoire d’un élan, d’une foi mise à la rude épreuve de la réalité." Télérama
- Classification
- Littérature ; Littérature française
Avis
Avis des professionnels
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Pas de vague
Jean Deichel, jeune lauréat de l’agreg de Français, fait sa première rentrée en tant que stagiaire. L’Expérience est assez limite : le voilà (très) mal accompagné, tant par certains collègues que par l’administration. Il devient pourtant, malgré ses craintes, un prof scrupuleux, qui a la vocation comme on dit, et qui semble être plutôt apprécié de ses élèves. Je ne sais pas complètement quoi penser de ce livre de Yannick Haenel, grandement construit sur sa propre expérience. Les lecteurs et lectrices qui liront son bouquin en espérant du croustillant seront bien déçu(e)s. Pas ou peu de situations infernales avec les vilains sauvageons. C’est le gros point fort de ce roman au titre magnifique : il pointe en premier lieu l’abandon quotidien que vivent les profs dans l’exercice de leur fonction. Une profession au front, dont on attend la lune sans lui fournir la fusée (l’image est à revoir, excusez-moi). Voire même en lui mettant des bâtons dans les roues (une fusée n’a pas de roues, mais bon, vous avez compris). Le roman pêche cependant dans ses intermèdes psychologiques voire mystiques, une matière molle dont l’intention peine à être claire. Par ailleurs, certains passages à la puissance annoncée (l’hôpital psy, l’attaque au couteau d’une professeure) sont malheureusement un peu trop vite « expédiés ». Malgré mon rendez-vous un tantinet raté avec ce roman, je garde une vraie reconnaissance voire même une certaine tendresse pour Yannick Haenel. Ce grand ado écorché est peut-être la bonne personne pour nous tendre ce miroir inquiétant sur l’école.
Christophe, bibliothèque de Varces - Le 03 octobre 2026 à 11:58