Petit fruit
Livre
Edité par Editions Gallimard. Paris - 2026
"Novembre, décembre, janvier, elle calcule sur ses doigts en même temps qu’elle marche. Si elle tombait enceinte ce mois-ci, ça serait pour juillet. Elle préférerait un bébé de printemps mais c’est raté. Et puis, non, c’est la saison des fruits, ça tomberait mal pour les cueillettes. Un bébé d’hiver, ce serait idéal, ils auraient plus de temps pour l’accueillir. Janvier, décembre, novembre, elle rembobine les saisons." Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s’immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler. Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d’enfant avec une délicatesse qui n’élude pas le chagrin. Elle écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles. Elle invente un monde où l’on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage.
- Classification
- Littérature ; Littérature française
Avis
Avis des professionnels
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Une histoire courte, simple et très poétique autour du désir d’enfant
Marion Fayolle, que je connaissais déjà à travers ses illustrations d’albums, de bandes dessinées, de poésie mais aussi de son premier roman « Du même bois » signe ici, avec son deuxième roman « Petit fruit » une histoire courte, simple et très poétique autour du désir d’enfant. Difficulté et souffrance de ne pas tomber enceinte, frustration, colère, tristesse, interrogation. Un sujet abordé dans une ambiance campagnarde à la fois très visuelle et un peu étrange. Un huis clos à deux ou trois, quelques excursions en forêt ou au marché, des peintures, des couleurs… Tout est allégorique et très évocateur. J’ai beaucoup aimé, j’en garde une sensation et des images fortes et je vous le conseille !
Marion, bibliothèque de Grenoble - Le 09 avril 2026 à 16:19